bastille

On reconnait d’emblée la place de la bastille grâce à son imposante colonne de Juillet. Cette colonne commémorative, surmontée du fameux Génie de la Liberté est le symbole de la défense des libertés publiques.

Au XIVe siècle, on y construit une forteresse. Elles est destinée à renforcer l’enceinte du côté Est de la capitale. Sous le règne de Louis XIII, elle devient une prison d’état.  Tous les prisonniers personnels du roi sont enfermés là-bas, par lettre de cachet, sans aucun procès.

Le 14 juillet 1789, sonnez les trompettes, c’est la prise de la Bastille! Cette prison est alors le théâtre de l’un des événements les plus symbolique de Paris.

Entrons maintenant dans l’Histoire…

 

 

Pourquoi la prise de la Bastille ?

Ce jour-là, la colère gronde dans Paris contre les fastes de la cour royale. Paysans, artisans, commerçants espèrent l’abaissement des charges qui pèsent sur eux. En effet,  les nobles et les fermiers généraux chargés de la levée des taxes royales abusent de leur pouvoir.

Pourtant, deux mois plus tôt, les Etats Généraux se réunissent pour étudier les doléances du peuple. Le peuple vit dans la misère. Depuis deux ans, les récoltes sont mauvaises et plusieurs épisodes de famines touchent le royaume de France. Les débats se déroulent sans qu’aucune décision concrète ne soit prise en faveur du peuple.

L’agitation se développe. La présence de troupes mercenaires allemandes et suisses aux abords de la ville rend le climat encore plus tendu. 30 000 hommes armés sont prêt à donner l’assaut pour protéger le roi et ses députés.

Dans un réflexe de peur, on cherche des armes. Celles prises aux Invalides sont peu nombreuses. On s’écrie : « A la Bastille! ».

 

Une attaque sanglante…

Après quelques escarmouches, un millier d’assaillants arrivent à pénétrer à l’intérieur de la Bastille. Le gouverneur de la forteresse, de Launay est décapité. Sa tête est fixée au bout d’une pique et traînée dans les rues de la capitale. Une centaine d’insurgés et de gardes perdent la vie… Mais les émeutiers sont joyeux. Ils ont pris la Bastille. Un cuisinier ivre assure le découpage des membres des victimes. Et autour des têtes coupées, des entrailles exposés et des cœurs arrachés, ils chantent :« Ah ! il n’est pas de fête, quand le cœur n’y est pas ! ».  Apparaît ainsi, cette fameuse expression.

 

Non! Sire, c’est une révolution !

L’anecdote raconte qu’au même moment, Louis XVI rentre de sa chasse à Versailles et note dans son journal à la date du 14 juillet 1789 : « Rien. » ! Mais à une heure avancée de la nuit, lorsque son valet de chambre, Liancourt, lui annonce la prise de la Bastille, le Roi s’exclamera : « Mais c’est une révolte! » et Liancourt lui donnera cette réplique célèbre: « Non! Sire, c’est une révolution ! »

 

La « fausse » prise de la Bastille

Dans l’imaginaire collectif, le 14 Juillet 1789 représente le jour où le peuple français prend d’assaut la prison de la Bastille pour s’insurger contre l’arbitraire monarchique et libérer ses prisonniers enfermés dans d’épouvantables conditions. La réalité historique est toute autre ! Cet événement repris dans tous les manuels d’histoire comme « la prise de la Bastille » n’est en vérité qu’un mythe.

Lorsque les insurgés s’emparent de la Bastille, ils font main basse sur les armes et la poudre à canons. Mais ils sont surpris de n’y trouver que 7 prisonniers (4 faussaires, 2 fous et 1 débauché), dont les cellules ne sont même pas fermées !

En effet,  cette prison d’Etat ne contient pratiquement aucun prisonnier car Louis XVI  aspirait à la détruire depuis quelques temps. L’événement, pourtant, fait parler de lui. En réalité la prise de la Bastille n’a d’importance que pour le symbole qu’il incarne, celui de la rupture avec la Monarchie Absolue.

 

La fête nationale du 14 Juillet

Un an plus tard, le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération scelle la réconciliation du roi, des députés et du peuple. En 1880, sous la III ème République, le 14 Juillet est décrété : Fête Nationale. Elle commémore la prise de la Bastille et la fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

Aujourd’hui, la place de la Bastille est le point de rendez-vous des grands événements populaires et demeure un symbole de contestations sociales, économiques et politiques.

 

 

 

Share: